Laura Pallez a soutenu son mémoire M2 HPDS (recherche) lundi 25 juin à 14h en salle Fokko du Cloux (bâtiment Braconnier).

Résumé: 

Les milieux de la diffusion et de l'animation mathématiques nous semblent être particulièrement riches et présenter de grandes potentialités pour présenter les mathématiques sous une forme nouvelle et différente pour des enfants. Nous avons constitué notre terrain de recherche au sein du dispositif Math@Lyon, qui permet à des collégiens et lycéens de l'académie de Lyon d'être accompagnés par des chercheurs lors d'expérimentations et jeux mathématiques. Nous avons commencé par décrire les spécificités de ce dispositif et par en questionner les enjeux. Nous avons observé que des enjeux didactiques et des enjeux ludiques coexistaient dans ce type de milieu, ce qui nous a amenés à réfléchir sur l'articulation de ces deux types d'enjeu. Constatant que le succès d'animations scientifiques repose à la fois sur la bonne conception de l'animation et sur l'animateur qui va gérer leur déroulement, nous avons plus particulièrement observé le rôle que joue l'animateur vis-à-vis des participants. La problématique de ce mémoire est ainsi d'objectiver les interactions entre les participants et l'animateur, afin de pouvoir caractériser les intentions de celui-ci et voir en quoi elles répondent aux enjeux du dispositif dont il s'est saisi. Après avoir réalisé une analyse didactique et mathématique fine de deux ateliers, nous avons étudié les interactions verbales en les modélisant par l'unité verbale didactique (Zaragosa 2006), afin d'en dégager les intentions de l'animateur. La présence d'enjeux ludiques nous a amené à questionner la pertinence de la construction d'une unité verbale didactique et ludique. Nous avons ensuite modélisé la relation entre l'animateur et les participants à l'aide du concept de contrat didactique et ludique (Pelay 2011) et questionné la stabilité de ce contrat tout au long de l'animation. Enfin, nous avons constaté que le défi était un des moteurs de la dévolution sur lequel les animateurs peuvent jouer du point de vue ludique mais aussi du point de vue didactique et nous avons été amenés à définir le concept d'amplitude du défi pour modéliser l'intensité du défi de façon dynamique.