Le 14 mai 2012, Marie-Caroline Richard a soutenu son mémoire de M2 HPDS sur le campus de Rockefeller, Grange Blanche (Salle de thèses)

Titre : Henri-Victor VALLOIS : l’anthropologie, la race et le sang :

Résumé :
Henri-Victor Vallois (1889-1981) fait parti des grands anthropologues du XXème siècle. De formation montpelliéraine, il débute sa carrière d’anatomiste à la faculté de médecine de Toulouse dans laquelle il détient la chaire d’anatomie pendant près de vingt ans. Ses recherches en anatomie le conduisent progressivement vers l’anthropologie. Vallois embrasse alors une carrière d’anthropologue et s’installe à Paris pour mener à bien ses recherches. Il aborde la discipline selon différentes approches : l’anthropométrie, la paléontologie humaine ou encore l’hématologie.

Vallois est aussi un homme d’institutions : d’abord à Toulouse où il crée un laboratoire d’anthropologie rattaché à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes puis, à Paris où il est professeur titulaire de la chaire d’ « Ethnologie des Hommes actuels et des Hommes fossiles » du Muséum national d’Histoire naturelle – de surcroît directeur du Musée de l’Homme – durant une vingtaine d’années. Vallois est aussi professeur d’anthropologie à l’Institut de Paléontologie Humaine ainsi que Secrétaire perpétuel de la Société d’anthropologie de Paris.

Notre question de recherche consiste à contextualiser l'oeuvre de Vallois sur Les races humaines et de montrer en quoi elle diffère des autres taxonomies de cette époque. Pour répondre à cette question nous adoptons une démarche en deux temps. La première est une approche de contextualisation scientifique et institutionnelle de l’anthropologie. La seconde est de type descriptif/comparatif puisque nous nous intéressons aux travaux de plusieurs auteurs ayant marqué le domaine de l’anthropologie raciale à l’époque de Vallois. Ce mémoire répond directement à la question posée : l’ouvrage de Vallois Les races humaines est caractéristique de sa position scientifique et résume toutes les études anthropologiques et paléontologiques faites par le savant. Ce dernier perpétue la tradition instaurée par ses prédécesseurs au Muséum, en étudiant les différentes « races » qui constituent l’humanité. Ce travail de recherche montre que la conception de classification raciale de Vallois s’oppose à des auteurs comme Gobineau, Vacher de Lapouge, Montandon ou Martial.

Mots clés : Henri Vallois, anthropologie, race, sang.